La croix et la bannière sectaire de la France (2)
3 mai 2011 par YPS
2) Non-laïcité et autres « croisades »
Après notre
première partie, en forme de « préambule de savon… », situons le problème français de la discrimination des minorités religieuses dans le contexte du (vrai-faux) « débat sur la laïcité ». Ou, plutôt, devrais-je dire, de non-débat sur la non-laïcité à la française, de « sous-laïcité au rabais », de «
laïcité restrictive », ou bien encore du risque avéré d'une «
catho-laïcité » en terme de « religion civile », nous disent les sociologues, tels MM Jean BAUBEROT et Jean-Paul WILLAIME.
«
C'est bien plutôt d'une laïcité raisonnée et raisonnable, à la fois intransigeante et accommodante, que l'Europe a besoin. En France, cela signifie une laïcité de reconnaissance et de dialogue, dépassant une catho-laïcité entretenant sur le plan de la culture symbolique le privilège ancien du culte majoritaire. »
Source : Le sismographe de nos interrogations identitaires. Jean-Paul WILLAIME est sociologue et directeur de l'Institut européen en sciences des religions.

Quelles manifestations politiques avons nous de ce qu'est cette « catho-laïcité-restrictive » et du risque qu'elle représente ? Elles relèvent d'un glissement très manipulateur, cherchant à imposer les contre-valeurs « populistes », « d'effacement identitaire », nous explique en substance Jean-Paul WILLAIME. La religion est ici instrumentalisée à des fins politiciennes évidentes, destinées à imposer un pouvoir. Prenons en exemple la
prestation funambulesque associée à celle d'autres ministres de droite de M. Henri GUAINO, « plume Élyséenne », conseiller du Président SARKOSY, à propos de la « béatification » le 1er mai 2011 du défunt Pape Jean-Paul II. Il y justifie la présence d'officiels français, parce que «
Ce n'est pas anormal », «
ce Pape est un grand personnage » et «
c'est une marque de respect ». Le Ministre François BAROIN, monarchiste à ses heures de messe les plus audacieuses, d'ajouter : «
La France est la fille aînée de l'Eglise » ! "Sacrée conception de l'immaculée-laïcité à la française", idéalisée, sublimée, en quelque sorte… Et « le père de l'aînesse", il s'appelle comment, « dieu le politicien » ?
Ajoutons à cela une volonté patriarcale de constitutionnaliser «
un socle chrétien », déniant à l'histoire qu'elle ne commence pas au christianisme, et à l'inconscient, tant personnel que collectif, le fait qu'il soit naturellement relié à l'universalité de l'humanisme. Comment ne surtout pas tourner la page de la violence et de l'histoire, si l'on « glorifie » constitutionnellement, sur « un socle » aussi violent, sanglant et souillé, une religion entachée de tant d'horreurs, de colonisations, de guerres de religions atroces, de participation répressive à l'éradication des autres cultes, sans omettre le nombre effroyable de crimes pédophiles contemporains, l'intolérance vis à vis de l'homosexualité, l'ambivalence face au Sida et à l'utilisation du préservatif, le refus de marier les prêtres et à ce que les femmes puissent officier la messe, sans oublier « l'infaillibilité » du Pape ? Le tout sans qu'il n'y ait le moindre « phénomène sectaire » à signaler à ces sujets pourtant criants la maltraitance avérée, du côté de la MIVILUDES et les ADEFI, ceci dit en passant.
Dans l'esprit "républicain" de stigmatiser ce qui n'est pas catho-laïque, n'oublions pas «
la peur irrationnelle du minaret », et aussi «
les croisades » en cours, menées par Nicolas SARKOSY en Lybie et en Afghanistan, d'après le lapsus révélateur du ministre de l'intérieur M. Claude GUEANT
. Le retour de la France dans l'OTAN correspond au choix
des politiques d'invasion des pays arabo-musulmans, de comportement de cowboy va-t-en guerre, « pour quelques barils de pétrole de plus », avec, en Lybie, les
risques avérés d'enlisements dramatiques que l'on connaît ailleurs. En ces temps incertains, la crise ne peut donc jamais cesser d'en être une. Perdurent ainsi les mêmes schémas de la culture de guerre et de compétition exacerbées étroitement liés qui en sont la cause, aliénant les peuples entiers à cette éternelle barbarie sanglante, à l'opposé de toutes valeurs spirituelles humanistes. La France « des croisades » exporterait plutôt de cette manière forte sa "catho-laïcité" à coups de canons et de frappes « chirurgicales », pour l'opération du « saint-supplice » des sacrifiés sur l'autel de l'avidité, "
les femmes et les enfants en bas âges d'abord", pendant le « saint-siège » des pays de l'or noir. Dans ce contexte morbide et sordide, « Jean-Paul II » ne serait-il pas plutôt « mortifié » d'indignation dans sa tombe, où il se retourne « de sainte aise », que « béa d'admiration » à l'idée de savoir que les représentants français sont venus se donner bonne conscience pour sa « béatification », afin de « soigner » leur image de synthèse, miracle de l'illusion ?
Nous situons déjà bien mieux cette volonté de normalisation de la présence des officiels laïques à des rituels religieux catholiques, de très grande envergure médiatique, relativement à ce qui sert des intérêts ambivalents, duels, conflictuels, économiques, compétitifs et guerriers. Ce, dans un contexte de crise et de très grande confusion concernant les valeurs d'humanisme et de respect des droits fondamentaux. Ces politiques, dominatrices et agressives, n'ont elles pas besoin de se donner « bonne conscience » en s'associant à l'image de « la sainteté » ? Elles me semblent surtout créer un brouillage des esprits et des valeurs, tout autant qu'elles manifestent cette confusion dans l'esprit même de ceux qui les mènent, tout en entretenant les divisions dans la société.
Dans ce manichéisme, il faut qu'il y ait « les pour » et « les contre ». Ceux qui sont « contre la guerre en Lybie », se font méchamment écharper sur les forums, de la même manière que se font écharper les membres des minorités spirituelles. La « catho-laïcité » qui s'ignore est sans nul doute un culte de la dualité, de la duplicité et de la superficialité, dans un monde d'illusion et d'images surfaites ou le paraître et l'étiquette prédominent sur les valeurs de l'être, de l'authenticité et du respect des différences. Ainsi, ce qui est abusivement amalgamé aux « phénomènes sectaires » en France, c'est le pacifisme, le fait d'être contre la guerre, pour le désarmement, pour la « dénucléarisation » totale, pour le respect de la nature et pour la reconnaissance du caractère sacré de la vie, ainsi que pour une véritable justice démocratique. Ceci, en lieu et place de la menace permanente, et de l'arbitraire militariste, capable d'emporter le monde entier en enfer, en quelques instants apocalyptiques, voués au pire des « satanisme ». Que fait à se sujet la MIVILUDES ?
Si ces officiels avaient un tant soit peu de respect réel pour l'ensemble des citoyens et les valeurs démocratiques, ils iraient à l'essentiel, au plus simple et au plus intellectuellement honnête. Ils ne chercheraient donc pas à imposer comme « une norme » leur présence à ces rituels de quelques religions que ce soit. Ils pourraient très bien et devraient y aller à titre privé, si c'est leur croyance ou leur envie, ce qui serait parfaitement louable et respectable. Ainsi délimiteraient-ils clairement le cadre de ce qui est réellement laïque en démocratie, de ce qui ne l'est pas, respectant alors leurs prérogatives. Ils pourraient alors inspirer de nouveau confiance, plutôt que de faire perdurer la méfiance, la défiance, l'indignation et la consternation pour beaucoup. De ce point de vue ils montreraient ce qu'est un exemple de comportement républicain et de dignité irréprochable, basé sur une éthique non moins rigoureuse. Ce n'est manifestement pas leur but. Cherchant surtout à « séduire » à défaut d'avoir encore les moyens de plaire, le parti UMP , aux abois, dangereux aux extrêmes et maladroit comme un mammouth dans un souk, sème plus encore le trouble dans la société, avec cette manière manifeste de vouloir exacerber les tensions au sein de la population !
En France « la laïcité » est indubitablement "
à double vitesse", là ou l'esprit de justice démocratique ne règne plus que virtuellement, au sein des instances dirigeantes. Le Point nous informe : «
L'Élysée serait intervenu en faveur de candidats juifs pour l'aménagement d'épreuves aux concours des grandes écoles. La laïcité, deux poids, deux mesures ? ». Ensuite, le gouvernement annonce créer «
un groupe de travail interministériel sur la Laïcité », où seront représentées les «
principales religions ». Les représentants de ses «
principales religions » vont-ils vraiment devoir se corrompre avec cette partialité étonnante et la discrimination vis à vis des autres ?
Dans de telles conditions de déni, au pays de la discrimination des principales minorités religieuses, la double vitesse de la « laïcité » ne s'accélère-t-elle pas vertigineusement ? La question n'est tout bonnement et toujours pas posée de leur représentation officielle, hélas ! Ce, dans un cadre qui serait alors réellement laïque, du point de vue du rôle d'ouverture et du respect de la différence, de vie en bonne intelligence, de tolérance et de régulateur des conflits que devrait normalement jouer une laïcité digne de ce nom. Là c'est précisément l'inverse, la discrimination est doublement accentuée sur ce « socle » branlant catho-laïque qui crée plus encore la division et entretien les tensions, conflits larvés et injustices.
Quel intérêt peut-il encore y avoir à voter pour un parti politique, pour un politicien qui ne prends pas en compte très sérieusement la question des minorités spirituelles dans le pays, lorsque l'on en est un membre ? Ça revient précisément à se tirer une balle dans le pied et même dans le cœur. Voter pour des gens qui participent au déni de la valeur de son existence et vous font traiter en « chien galeux » dans une sous-république discriminante, relève à la fois du sado-masochisme et du suicide. Bien que plutôt régulier devant les urnes, jusqu'à présent, j'en suis à ce stade de ma réflexion, dans l'espoir que d'ici les élections prochaines, quelques chose aura sérieusement bougé sur ce plan… J'aimerai naturellement y contribuer avec ces publications.
Actuellement, nous sommes à l'opposé exact d'une laïcité véritable. Au contraire, il s'agit d'une forme pervertie, de « laïcité fascisante » ou la haine, la stigmatisation des religions abusivement dites « sectaires » (criminalisées et critiquées à tort et à travers) et de leurs croyants, traités en « sous-êtres humains », en « sous-citoyens », est exacerbée par des politiques aussi manipulatrices qu'elles sont obstinément aveugles et sourdes. Elles sont aussi irresponsables qu'elles sont maltraitantes, sans omettre de souligner qu'elles violent allègrement les principes des droits fondamentaux aux libertés de croyance et de conscience. Par ailleurs, elles favorisent une justice à double vitesse non moins inique, point très précis sur lequel j'ai à dire personnellement et qui fera l'objet d'un des derniers articles de cette série. Occultées, spoliées de « débat » pseudo-démocratique au sein de ce qui s'avère n'être en réalité qu'une « pseudo-laïcité », ou une « non-laïcité », ces minorités représentent pourtant environ cinq cent milles citoyens en France. Chiffres donnés par la MIVILUDES.
Or, elles n'ont simplement aucun droit de cité, puisqu'elles ont toutes été mises dans le même sac obscurantiste « sectaire », étiqueté négativement sous le vocable abusif, discriminant, déshonorant et insultant de « sectes » . Cette sémantique violente du dénigrement et de la dévalorisation correspond à une "laïcité négativiste" à charge hautement toxique. C'est pourquoi je parle de « non-laïcité » et de « non-débat », puisque
le débat lancé par l'UMP, se passe dans le déni le plus occultiste qui soit de l'existence et de la valeur intrinsèque d'un bon nombre de minorités et de leurs croyants. Citoyens pourtant responsables, ni délinquants ni criminels, qui représentent dans leur ensemble tout de même environ « un demi-millions de personnes ». Quantité « hautement négligeable » manifestement, puisqu'aucun parti politique ne la prend en compte, quant à la qualité de celle-ci, ces mêmes politiciens "pro-fascisants" participent de son dénigrement.
Ce déni, cet « intégrisme républicain s'opposant à la laïcité »
présenté comme tel par Jean BAUBEROT, justifie actuellement le discours implicite, « tenu » indirectement, relativement au dénigrement malveillant des spiritualités nouvelles : «
ça n'a rien à voir avec la laïcité, puisque ce sont des sectes ». C'est à dire pour le gouvernement français, et les politiciens qui ne prennent surtout pas position, préférant occulter les problèmes en se voilant la face : « des choses abjectes et puantes à exclure arbitrairement sans autre forme de procès et dont l'on ne doit éventuellement parler qu'en les traitant comme telles » ! Tel est le discours implicite et nauséabond qui contribue à l'entretien d'un climat social délétère et lourd, en France, anti spirituel !
Les politiciens du pays sont parfaitement au courant du « non-problème des sectes ». Certains d'entre eux très connus, dont je tairais le nom parce que ce n'est pas à moi de le dire, fréquentent des pratiquants du mouvement Soka, collaborent professionnellement avec eux. Ils savent que ce sont des citoyens fréquentables, fiables, dignes et respectables. Je comprends et respecte ces précautions. Cette non-laïcité de l'exclusion et de la discrimination n'en est pas moins hypocrite et lâche. Elle correspond parfaitement et précisément à culture de la culpabilisation et de déni (« catho-laïque »?). C'est probablement d'une sorte de « sous-culture », cultivant la dualité, culpabilisant tout ce qui ne rentre pas dans ce moule aliénant à cet esprit de division et de "croisades contre les hérétiques" en tout genre, dont il s'agit.
Cette « effacement identitaire », dont parle le sociologue, est une sorte de schizophrénie nationale, dans l'esprit d'enfermement nationaliste, correspondant à la recherche aussi vaine qu'éperdue « d'identité nationale » pour ceux qui projettent leur problème d'identité (individuels et de groupe) sur la nation entière, alors qu'ils cultivent par ailleurs l'occultisme et le refoulement. Sans identité spirituelle – c'est à dire sans respect des libertés sur le plan de l'épanouissement spirituel individuel, du chemin personnel, libre et intime conduisant à l'humanisme en soi, à l'ouverture à son intériorité, à celle au cœur des autres, intimement associés à sa conscience d'unité avec le monde environnant, d'interdépendance avec celui-ci et d'enracinement dans une conviction de sa valeur d'être humain et de la dignité de celle-ci – de quel « identité » réelle pouvons nous sérieusement parler ?
Des mouvements spirituels nouveaux, tel le mouvement Soka, créent de telles valeurs, ouvrent à une telle conscience. Ils se trouvent pourtant en France « indignes de la représentation nationale officielle » qui « les ignorent », tout en les faisant honnir et en acceptant l'inacceptable, le glauque et le répugnant. Ainsi l'État entretient-il le tabou sur ce désastre spirituel national qu'est cette non-laîcité partiale. Celle ci par contre « tolère » (en quelque sorte), que des crimes et délits avérés puissent être commis dans les principales religions, au titre de « crimes et délits normaux, banalisés », en tout les cas "non condamnables moralement" en tant que « phénomènes sectaires ». Pas plus d'ailleurs ne sont incriminés par la MIVILUDES les méthodes de surpressions en ressources inhumaines qui conduisent tant de gens à la dépression et au suicide dans les entreprises.
Le serpent de cette « laïcité » tordue se mord ici la queue, en s'injectant son propre venin. Il serait souhaitable que les représentants des religions principales, amoureux de l'équité, justes et honnêtes, fassent pression sur le gouvernement pour que les minorités soient aussi représentées. Ils s'éviteraient ainsi de se corrompre avec l'arbitraire, la partialité et l'injustice, de faire le jeux pervers des manipulations politiciennes destinées à s'attirer les seuls électorats qui les intéressent. Ils devraient tenir compte du fait que ce ne sont pas dans les minorités spirituelles incriminées que sont commis majoritairement les crimes et délits reprochés « aux sectes ». Faudrait-il que l'on ait le courage de débattre à propos de cette ségrégation ? Ou bien, alors, d'en finir avec cette ignominie absurde qu'est cette lutte archaïque contre « les sectes », afin d'établir en France une véritable laïcité, réellement pacificatrice, mettant toutes les religions, croyances et non croyances à l'enseigne des valeurs du respect de l'humanisme ouvert et tolérant et, ainsi, les pendules spirituelles à l'heure universelle.
Lorsque l'on sait que le nombre de Juif est estimé à environ «
550 000 personnes » en France, il faut bien admettre que ces minorités actuellement discriminées négativement représentent ensemble un nombre quasiment identique. Elles ne devraient donc pas être traitées en quantités négligeables et affreusement négligées, car méprisées, conspuées, maltraitées et stigmatisées par une politique de la honte nationalisée, en guise d'effacement identitaire des valeurs humanistes au pays des droits de l'homme bafoués. Ceci dans le contexte où la lutte dites « anti-phénomènes sectaires » est institutionnalisée, bien qu'il s'agisse d'un déni violent et considérablement abusif des valeurs de spiritualité et d'humanisme que véhiculent ces mouvements et de la dignité humaine de leurs membres.
Les principales religions, malgré crimes et délits récurent dans celles-ci, on gagné « un droit » arbitraire de ne pas être classée sur des listes noires de « sectes », ni attaquées par la MIVILUDES. La séparation des Églises et de l’État reste ici virtuelle. Par contre, les autres qui ne sont pourtant ni délinquantes ni criminelles, restent principalement traitée en rebuts. Cette « catho-laïcité » serait en quelque sorte « une religion d’État, obligatoire pour tous » en tant que « culte de la discrimination et de l'exclusion », mais dans le non-dit et l'informel. Ne pas y souscrire, ne pas s'y soumettre ou s'y plier, ne pas tomber en adoration devant ses grands officiants (MIVILUDES), c'est être « un adepte de secte » ou « un pro-secte ». C'est à dire pour les détracteurs « une chose abjecte à jeter au rebut », bien avant même, et c'est notoire, d'être « une victime de secte pour laquelle ils seraient plutôt censé devoir éprouver de la compassion ». Nous verrons qu'ils en sont très loin !
Notons au passage la pérennisation des stigmatisations en tous genres de la gouvernance avec la MIVILUDES. L’État a désormais étendu cette lutte discriminante aux médecines alternatives non-agressives, aux techniques de développement personnel, aux centres de bien être, au méthodes écologiques de sauvegarde du patrimoine végétal, et autre centre de formation en agriculture biodynamique… Comment ne pas y voir la dérive sectaire institutionnelle qui sert des intérêts purement mercantiles, ceux des actionnariats ultra privilégiés et l'injustice avec ? Ici, l'âme de la France, son identité spirituelle, ses racines humanistes se trouve désormais bradée à l'économie de marché, dévoyée aux puissances financières dominantes. Le résultat est la somme monstrueuse de difficultés et de problème phénoménaux qui se surajoutent aux montagnes d'obstacles auxquels la société se trouve confrontée, rendant les défis humains pour les surmonter plus encore vertigineux et phénoménaux. Lorsque l'humanisme est bafoué, on ne peut que démoraliser l'humanité, décourager l'humain à relever efficacement les défis vitaux.
C'est pourquoi je soulève ici une problématique nationale de dévalorisation de l'humanisme, d'agression de ses valeurs associés à la maltraitance institutionnelle et de violation de droits implicitement encouragée par l’État. Les représentant du pays n'assurent plus la promotion de cet humanisme, mais plutôt l'inverse, dès lors que des populations entières sont gravement déconsidérées et oubliées dans l'indifférence générale, spoliés de leur droits, comme nous le verrons. La France et ses politiques malveillantes, défend actuellement et implicitement un droit à discriminer, haïr, honnir et bannir des citoyens « différents », les nier, les renier, leur dénier toute dignité et le droit de cité avec, du fait même de leur appartenance religieuse.
Tout citoyen suffisamment conscient devrait refuser de se soumettre à ce dogme catho-laïque sous-jacent qui bafoue gravement la laïcité et nuit à l'épanouissement démocratique. Pour celui-ci, rappelons que la base de ce qui crée la paix est le dialogue. Un représentant de la nation qui refuse le dialogue pour fuir les problèmes qu'il accentue ainsi, est-il digne d'être élu ? Chaque citoyen est en droit de demander aux élus l'ouverture sincère au dialogue, le courage de celui-ci, dans la reconnaissance de la valeur citoyenne de chacun. "Une laîcité de reconnaissance et de dialogue", c'est bien ce que préconise Jean-Paul WILLAIME, sociologue et directeur de l'Institut européen en sciences des religions.
Aujourd'hui, 3 mai 2011, nous fêtons à la fois le « Jour de la Soka Gakkai », l'anniversaire des Présidences du mouvement de MM Josei TODA (3/05/1951) et Daisaku IKEDA (03/05/1960), le « Jour de la France » et celui des mères, pratiquantes de ce bouddhisme, ou non. C'est une belle occasion pour moi de leur rendre hommage, en publiant cette deuxième partie. La troisième est pour très bientôt… A suivre !
Yann PATIN DE SAULCOURT
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