Un anniversaire chaleureux et culturel

19 novembre 2010 par

 


Hier au soir 18 novembre 2010, entre invités et  membres de la région de Lorient et du Finistère Sud, nous fêtions  le jour anniversaire des quatre vingt ans de notre mouvement bouddhique. Nous étions accueillis chaleureusement chez Yan, dynamique responsable du centre local.

Résolument tournés vers les quatre vingt prochaines années, nous commencions la fête par une pratique intense entre croyants bouddhistes. Le chant de la cohésion c'est énergiquement fait sentir, dans l'harmonie des coeurs déterminés, vibrants à l'unisson. 

Déterminés,  nous avons fait honneur au slogan de circonstance "Brandissons haut l'étendard du courage" ! Nous avons alors dégusté le buffet offert à l'appétit des convives, arrosé de quelques pétillants cocktails et beaujolais nouveau. Chacun avait participé de son talent culinaire, pour offrir aux autres gourmets  le présent du partage convivial.

Cependant, le poète écrivain, bourlingueur des mers, amoureux de la mystique muse, c'était immiscé parmi nous. C'est alors que  jaillirent les vers de son livre  à coeur ouvert, "Autour de la Grande Table"  nous offrant de vive voix de marin  les étonnantes paroles d'un rocker canadien, Lucien Francoeur :

La Loi Merveilleuse

J'entends pleurer
Dans le ghetto
Des anges

Mortel en vacances
Pour ma tête de trop
Avec les idées d'ailleurs

Que faire d'autre que gongyo
Dans le monde mal mené
Par n'importe quel humain

Je suis le Tout-Éveillé par la main
Enchantant la boddhéité qui monte

Je préfère me laisser aller
Jusqu'au nirvana le plus près
Celui qu'on appelle maintenant
MYOHO RENGUE KYO

Puis :

Le Sûtra du Lotus

Nous entrons dans le rituel en soi
Chacun pour l'autre en une seule voix
en position de lotus devant le Gohonzon
" a gift from a flower to a garden"

Le Daishonin se répand sur les fidèles
Dans le logement de l'avenue des Pins
En un seul et unique mantra terminal
Celui de la dernière chance satorique

"Sho-i shoho. Nyo se so.
Nyo se sho. Nyo se taï.
Nyo se riki. Nyo se sa.
Nyo se in. Nyo se en.
Nyo se ka. Nyo se ho.
Nyo se honmak kukyoto."

Et le ton vibratoire de l'impermanence
En une seule configuration de boddhisattvas
Corrige le karma de l'espèce inhumaine

Lucien Francoeur

Paru dans l'ouvrage "La Grande Table" Publié en 1998 et préfacé par Alain Jegou.

La poésie n'aurait pas suffisamment fait son oeuvre métaphorique,  si Teruko ne nous avait pas fait part , non sans grâce, de son esprit de camaraderie. Nous avons pu entendre la revigorante parole d'une aînée japonaise devenue bretonne, comptant avec sagesse et fraîcheur l'esprit éternel de la relation de maître et disciple, via ses propres poèmes et haïkus enchanteurs.

Durant ce temps, la collation avait avait jeté ses charmes reliant les êtres euphoriques à la découverte de leurs différences. Les ventres repus et guillerets  sont retournés chez eux, esprits légers et coeurs purs regaillardis  pour affronter le quotidien. Le mouvement Soka est en marche.  Notre maître bouddhiste, Daisaku Ikeda, peut être fier et satisfait de ses disciples, marchant librement, pacifiquement et vaillamment sur la noble voix de la révolution humaine.


Yann Patin de Saulcourt


 

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