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Réapproprions-nous notre bien commun, le vivant

juillet 16, 2010 @ YPSPas de commentaire
Réapproprions-nous notre bien commun, le vivant

Voici un article "vigoureux, verdoyant et vital" de Anatole Maquaire, bouddhiste citoyen qui se préoccupe de la vie humaine, libre et heureuse, en symbiose avec l'environnement .  A la suite, une vidéo du projet "Sadhana Forest"   étaye la sensibilité humaniste et pacifiste du sujet.

Tout ce que je sais c'est qu'on a intérêt à pas prendre le changement climatique pour une bouffonnerie et à se bousculer dans nos modes de vie mortifères. Soit on se prive nous-même d'une partie de notre confort aliénant, soit c'est la nature qui s'en chargera et elle a déjà commencé.

Pour la première fois dans toute l'histoire de l'humanité, une génération d'êtres humains est en moins bonne santé que la génération précédente. Notre espérance de vie actuelle est liée à ce que les plus vieux d'entre nous avaient déjà 20, 30, ou 40 ans quand le secteur de l'agriculture a fait l'erreur de déléguer la distribution à des intermédiaires qui les ont ensuite incité à s'industrialiser et à produire massivement et facilement avec l'agrochimie phyto-pharmaceutique par gestion de pathologie végétale.

Depuis, en seulement 50 ans, les maladies dégénératives génétiques et auto-immunes ont augmenté de 98% et 95% des cours d'eaux sont contaminés par plus de 200 produits toxiques. Tandis qu'à Okinawa, où l'on vit en harmonie avec le vivant depuis toujours, personne ne se retrouve hospitalisé en cancérologie. Envie de faire un petit bilan d'analyse toxicologique ?

"Quand on pense qu'il suffirait que les gens ne l'achètent pas, pour que ca ne se vende pas", disait Coluche à propos de la partie lobotomisante de l'industrie musicale. Quand on pense que le principe est le même pour les produits conventionnels. Prenons conscience que dans le mot insecticide, le suffixe "cide" signifie "qui tue". Prenons conscience de l'impact de chacun de nos actes d'achat et qu'un billet de banque est le plus puissant des bulletins de vote avec lequel nous pouvons inverser la tendance.

Court-circuitons la déportation massive vers la vie "auchanbragaz" orchestrée par les lobbies humanicides. Privilégions le circuit court et les achats de produits bio, écologiques et durables. Produisons une agriculture naturelle. Consommons de manière responsable. Tendons vers la simplicité heureuse. Cessons ces débats conflictuels stériles sur la pertinence ou non de telle ou telle propagande "médiatico-politico-scientifique".

Quand notre mode de vie a du sens et qu'il est en accord avec le vivant, même le néophyte le sait et le ressent. Retrouvons notre connexion au vivant. Arrêtons avec ce carnage du quotidien consumériste orienté vers l'impératif de devoir gagner du fric pour mal vivre et surconsommer la mal-bouffe. "On en est arrivé à donner plus de valeur à notre écran plasma et à notre voiture qu'à nous-même. [...]

"Cultiver son potager est un acte de résistance politique" dit Pierre Rabhi. Et Aviram Rozin nous rappelle que c'est notre seule peur de vivre heureux qui nous freine la tête dans des problématiques inutiles. Exigeons la présence d'arbres fruitiers et de légumes dans les espaces verts publics. Pourquoi n'y aurait-il que des arbres décoratifs en cage et du gazon militaire, dont le budget d'implantation et d'entretien issu de notre argent est supérieur au budget prévu pour lutter contre la misère humaine ?

Intéressons-nous à l'autre, notre semblable. Cultivons le désir d'être heureux et de voir les autres heureux. Intéressons-nous à la permaculture, la championne des approches de la nature, à l'agroécologie, à l'autarcie, au Système d'Echange Local, au vivant, à la décroissance, à ce que disent Bill Mollison, Sepp Holzer, Philippe Desbrosses, le cancérologue Dominique Belpomme, les ingénieurs agronomes Claude et Lydia Bourguignon du Laboratoire d'Analyse Microbiologique des Sols LAMS-21, Kokopelli, le MDRGF, Europe Ecologie, Greenpeace, Enercoop, la Fondation Science Citoyenne, le Mouvement Colibris pour la Terre et l'Humanisme.
 
Inspirons nous de l'exemple du Projet Sadhana Forest qui, bénévolement, redonne actuellement vie, espoir et autonomie véritable au peuple haïtien et à sa terre, en recréant littéralement l'humus et une végétation diversifiée durable grâce aux techniques de permaculture sur des terres pourtant lessivées par la déforestation où plus rien ne poussait.
 
Arrêtons d'avoir peur et d'hésiter, changeons ! Recentrons-nous sur notre vrai lien à la Terre. Et pour ceux que ca intéresse de savoir comment retrouver le chemin et la saveur d'une vie riche de sens et de valeur, voilà un début :

Anatole Maquaire

Article initialement proposé sur Facebook
Avec son accord bienveillant pour Révolution-humaine.fr . Merci Anatole !

Photographies Monique (papillon) et Yann (soleil couchant)  Patin de Saulcourt


Sadhana Forest

Sadhana Forest envoyé par _madit. – Explorez des lieux exotiques en vidéo.

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